La grève du sexe pourrait elle faire plier la réforme des retraites ?
Dans son dernier livre « La chair est triste, hélas » Ovidie, figure de la sexualité millitante annonce être, depuis 4 ans, en grève de sexe. Les idées reçues sur son statut de sex symbol sont balayées : l’hétérosexualité est un tel fardeau pour les femmes qu’elle a pris sa décision: Les hommes sont personna non grata dans son lit.
Si le symbole est fort et son livre à la fois puissant et intime, il n’en reste pas moins, que selon Elie, du podcast « Coeur de Michto », « grève » n’est pas le bon mot.
Pour cette experte de la théorie de la valeur appliquée à l’hétérosexualité, la grève ne désigne que l’arrêt d’un travail dont la reprise est conditionnée au succès de négociation.
Or si elle confirme que l’hétérosexualité des femmes est effectivement un travail, Ovidie n’a pas l’intention de reprendre du service.
Elle ne fait pas la grève, elle part à la retraite (qu’on lui souhaite joyeuse et pleine d’un erotisme qui ne releverai plus d’une sexualité de service)
Revenons donc à nos moutons : si Elie souhaite que toutes les femmes partent à la retraite d’une sexualité conditionnée à ne servir que les zones érogènes et les fantasmes des hommes, il y a une catégorie de femmes qui ont le pouvoir reel de faire la grève : les travailleuses du sexe.
Et justement, sur les réseaux sociaux, les putes s’interrogent, connaissant le penchant des élites pour le sexe tarifié, est ce que les caisses de grèves ne devaient pas leur revenir pour soutenir une grève à destination des décideurs ?
Elles estiment qu’en 2 semaines l’affaire serait réglé.
L’une soutient la grève générale en offrant des ristournes aux syndiqués, l’autre raconte comment des abonnés lui réclament des nudes gratuits en échange de leur engagement à aller en manif.
Comme d’habitude on attend des femmes qu’elles militent par le travail gratuit, il serait temps de payer les militantes et de soutenir la grève des putes.
Stop au travail gratuit, non à la retraite 49.3, vive la grève et longue vie aux putes !